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vendredi 29 février 2008

cool for cats

Petit pas pour l'humanité, grand pas pour moi, j'ai parlé à mon père de ce surfeur australien qui va venir poser ses valises dans mon armoire ikéa ! C'était bien ! Il m'a dit qu'il était heureux pour moi ! Il avait l'air fier en fait !

Pendant ce temps, Mr. Bruni est parti en Colombie pour ronger de ses propres dents les liens autour des poignets d'Ingrid... Malheureusement, elle lui a refilé son hépatite... il est maintenant gravement malade du foie : intransportable ! Ingrid a retrouvé la forme, mais veille Mr. Bruni sur son lit d'hôpital à Caracas ! Carla est un peu triste et Fillon jubile ! La France en profite pour faire un break ! Demain, nous sommes tous en RTT les petits chats !

Cool for cats qui dit mon amoureux !

mardi 19 février 2008

idiote

`

Le taux de satisfaction del Presidente est en chute libre : 36 % pour Libé aujourd'hui.
S'il arrive à 0, on fait quoi ?
On continue de le regarder tomber ?

question idiote : est-ce qu'on peut avoir un taux de satisfaction négatif ? Je suis sur qu'il peut y arriver !

obsession post-moderne

Dans technikart de février, Virginie Despentes signe une excellente chronique sur Britney :
"Britney, on dirait que Minnie a brûlé son costume et qu'elle déambule une tronçonneuse dans une main et une bouteille de bière dans l'autre."

Sinon Anthony a largé les mollassons Johnsons pour une partouze disco avec Hercules and Love affair. ça s'appelle Blind et ça ressemble vachement à du Jimmy Sommerville en version 2008. J'ai déjà dit que je rêvais de me marier avec Jimmy Sommerville quand j'avais 14 ans ? A 30, je suis maqué avec son sosie. Quand à moi, on m'a déjà dit que je ressemblais à Anthony. C'est à cause des joues, je pense. En tout cas, la boucle est bouclé pour une lascive partouze disco. Ce sera toujours plus sympa que le gang bang néo-libéral de l'an I Sarkozy. Maintenant je sais pourquoi tout était mieux avant !

lundi 4 février 2008

Ceci n'est que mon sang - le retour

C'est Jean-Daniel Flaysakier qui le dit.

" Je suis en mesure de vous préciser aujourd'hui que le ministère ne reviendra pas sur la position qui est celle de tous les pays occidentaux et de l'OMS. Il est toujours demandé aux homosexuels de ne pas donner leur sang. Les risques potentiels, liés à la période "silencieuse" de la contamination, cette fenêtre de deux semaines environ, font que le seul pays qui soit revenu en arrière, le Danemark, à du y renoncer après un cas de contamination avéré."
Puisque "tous les pays occidentaux" et l'OMS sont d'accord, pourquoi se priver d'une discrimination qui calme les terreurs de tous ceux qui sont rassurés de croire que le sida ne touche que les pd.

JD ajoute : "Et, en l'occurrence, dans un système fragile et toujours convalescent comme l'est la transfusion sanguine en France, on doit minimiser le risque, fût-ce au point de heurter voire de choquer certains."

Je n'ai pas trouvé de confirmation de cette info.

mardi 22 janvier 2008

vidé

Après avoir vu la manif des anti-avortements dimanche, fait le tour des sites internet de leurs associations lundi et fini d'écrire un compte-rendu de la manif ce matin, je me sens complètement vidé.



C'est drôle comme à chaque fois, derrière les fanfaronades et la dérision, ce genre de manifestations me blessent. L'image vient d'une manifestation de la Westboro Baptist Curch qui perturbe les enterrements des soldats américains morts en Irak. Pour Fred Phelps, le fondateur de la secte baptiste, la complaisance des Etats-Unis envers les homosexuels est la cause de la colère divine punissant l'Amérique par ses soldats. Lui et sa famille (les membres de la secte font presque tous parti de sa famille) manifestent donc en marge des funérailles avec leurs pancartes : "God Hates Fags". Ils aiment aussi s'attaquer aux cérémonies funéraires des homosexuels victimes de meurtres homophobes ou décédés des suites du Sida.

C'est comme si à chaque fois, il fallait sortir de soi pour voir le monde tel qu'il est et pour garder les yeux ouverts sur la haine fondamentale de certains prêts à tout pour imposer leur névrose au monde. C'est comme perdre un petit bout de soi-même et de son innocence. C'est aussi voir s'éloigner un petit plus les rêves qu'on a nourri depuis longtemps sur notre capacité à vivre ensemble.

Un pyjama, un bol de chocolat, PJ Harvey et les rideaux fermés... quelques heures en paix ! Et puis je repartirai car comme Lara Fabian : "J'y crois encore/on est vivant tant qu'on est fort !"

mardi 15 janvier 2008

Thank's god, i'm white trash loser

Quand j'étais petit, j'adorais Hole, le groupe de Courtney qui n'était pas encore la veuve de Cobain. Attention, ce n'était pas encore l'album Live Through This avec ses morceaux à chanter avec une brosse à cheveux devant le miroir pour se prendre pour une rock star de MTV (et seul le Dieu des PD sait le nombre de fois où j'ai interprété Miss World devant ma glace) ! C'était le premier album de Hole : Pretty on the inside. Si les paroles de la chanson titre sont limpides sur les intentions (is she pretty on the inside, pretty from the back ? is she ugly from the inside, ugly from the back ?), on ne peut pas en dire de même du son de ce premier album. Ca gratouille, c'est cra-cra, ça grésille, ça vocifère. J'aimais chez Courtney qu'elle n'était pas Kurt, l'idole de tous les mecs hétéros du village. J'aimais Courtney, parce qu'elle ne faisait pas vraiment rock star. D'ailleurs dans le livret, il y avait une photo d'elle petite. Enfin j'ai toujours cru que c'était elle petite. Mais peut-être pas. En tout cas, c'était une petite fille américaine tout ce qu'il y a de plus banale dans sa chemise de bûcherons trop grande. J'ai toujours cru aussi que cette photo avait inspiré les premières scènes de Monster. Quand on voit cette fille qui rêve de devenir marylin devenir une pute aussi sûrement qu'elle rêve d'être désirée.

J'aimais surtout Courtney parce qu'avec elle, j'ai découvert le rock indépendant américain des chemises à carreaux et des cheveux pas toujours soignés. Passer des coiffures sophistiquées et improbables de Mylène Farmer (en poster dans ma chambre, pas sur ma tête) au no-look total des Pixies (c'est pour ça que je m'énerve quand on dit que Kim Deal est grosse : c'est hors sujet !), ça a dû faire un choc à mes parents. Mais les Pixies avaient plus l'air de banlieusards répétant dans le garage des parents de Francis, alors que Courtney était vraiment mon idole white trash.

Puis j'ai grandi en gardant la conviction que la chemise à carreaux restait no way, même si mes idoles la portaient à ravir... ou pas d'ailleurs. Je suis revenu vers la musique commerciale en découvrant qu'elle avait parfois du talent. J'étais trop libertaire pour avoir des idoles, mais comme tout le monde j'ai été fasciné par la jeune Britney : Hit me baby one more time, Oups I did it again. C'était troublant de la voir prendre autant de plaisir à s'amuser de son propre pouvoir sexuel. Et de se foutre de la gueule de l'Amérique en prétendant vouloir rester vierge jusqu'au mariage.

Vite, vite, Brit-Brit est devenue la chanteuse la mieux payée au monde. Elle avait beau tenter de sucer l'âme de Madonna par la bouche, elle restait juste super vulgaire. Comme si la joie de sa propre sensualité l'avait quittée ! Britney avait été détruite par le système (version romantique) ou se révélait telle qu'elle était vraiment (version pragmatique). Britney au fond est 100 fois plus white trash que Courtney. Parce que quand Courtney doit parfois surjouer une vie sordide, Britney, elle, y est jusqu'au cou. Britney se fait faire des gosses par un loser, mais c'est quand même lui qui héritera de la garde des enfants. Britney sort en boîte avec Paris, mais se fait prendre en photo sans culotte, sans soutif, couchée dans son vomi. Britney relance sa carrière, mais tout le monde se fout de sa gueule et la traite de grosse vache, tellement défoncée qu'elle est incapable de retenir une chorée. Un jour Britney ne se reveillera pas. On accusera le système et les paparrazi. Si elle meurt pas trop abïmée, elle deviendra une sorte de Marylin. Sinon une sorte de Lolo Ferrari. Pathétique. D'ailleurs son dernier album est d'une tristesse à pleurer, c'est le plus white trash des albums de r'n'b. Sincèrement, c'est presque aussi beau qu'un album de Nirvana : autant de souffrance mise à nu dans la lumière crue des rythmes d'une discothèque en train de fermer.

J'aime Britney parce qu'elle est vulgaire. Qu'elle agite son cul autour d'une barre de pole dance, parce que c'est l'unique chose qu'on attend d'elle. Mais qu'elle le fait avec un désespoir vraiment rock n' roll (en tout cas, bien plus que cette petite merdeuse d'Avril Lavigne ou que ces petits cons de Sum 41). Sincèrement, vous avez pas l'impression qu'elle est en train de vous dire : je t'emmerde !

lundi 31 décembre 2007

just like a woman

Libé a eu l'idée d'interroger 6 new-yorkaises à propos d'Hillary Clinton. En arrière-plan , la question de savoir si les femmes vont voter pour Hillary Clinton parce qu'elle est une femme. Comme pour la candidature de Ségolène Royal, on voit bien que pour certaines femmes c'est un argument de poids. Avec le rêve légitime de voir enfin une femme présidente. Pour d'autres, dont de nombreuses féministes, le sexe du candidat n'a pas à être pris en compte. Ce qui compte : ses idées et ses capacités à assumer la fonction présidentielle. On aimerait que ce soit vrai. Qu'on puisse choisir un candidat indépendemment de sa couleur de peau, de son genre, de sa classe sociale et de sa sexualité. Mais ce serait mettre son petit mouchoir bien pensant sur ce qu'Aimé Césaire appelait " deux mille ans d'insulte".

Parce que pour les adversaires d'Hillary Clinton comme pour ceux de Ségolène Royal, le fait que des femmes puissent accèder à la fonction présidentielle n'est pas un détail dont il ne faut pas tenir compte. Leurs candidats sont toujours des hommes blancs hétérosexuels issus des classes sociales les plus favorisés et ça n'est pas un hasard. Mais étrangement on ne pose jamais cette question aux hommes blancs hétérosexuels issus des classes supérieures de la société. Allez-vous voter pour ce candidat parce qu'il vous ressemble ?Parce qu'il vous assure que votre place de dominant social ne sera jamais remise en cause par quelqu'un comme lui... comme vous ?

Cela dit pas d'angélisme : une femme présidente ne veut pas forcément dire une présidente féministe. Mais la politique n'est pas faite que d'actions. Elle se nourrit aussi de symboles et de mythes. Et si les conservateurs de tous poils n'ont aucune gêne à utiliser les mythes de la féminité pour dénigrer leurs adversaires femmes, pourquoi ne pourrions pas nous battre pour que les symboles fassent avancer notre cause ? On attaque Hillary Clinton sur son physique (trop ridée), sur son look (trop décolletée), sur sa froideur (qui s'opposerait à l'image maternelle chaleureuse que chaque femme est en devoir de renvoyer). D'ailleurs quand elle met en place des stratégies de communication pour apparaître plus friendly, on lui reproche d'être trop centrée sur la famille et de n'être du coup pas capable d'être présidente. En un mot, quand elle se positionne en chef d'Etat potentiel, on lui reproche de n'être pas assez féminine. Et quand elle se positionne en femme, on lui reproche de ne pas avoir la carrure d'un chef d'Etat. Les gays, les lesbiennes, les arabes, les noirs, toutes les minorités connaissent bien ce jeu des injonctions contradictoires qui font que quelque posture qu'on prenne, on n'est jamais assez bien pour obtenir un traitement égalitaire.

Tout ça pour dire que je ne soutiens pas plus Hillary Clinton que Ségolène Royal. Mais qu'on pourrait s'interroger pour savoir jusqu'à quel point leur handicap électoral lié à leur genre a une influence sur leurs positions centristes à la marge la plus droitière de leur propre parti ? Ont-elles à ce point besoin de gommer toute trace de radicalité politique pour faire oublier qu'elles sont des femmes ?

mardi 18 décembre 2007

Ceci n'est que mon sang

Ca y est ! Enfin ! Roselyne l'a annoncé il y a un peu moins d'un mois dans son discours du 1er décembre. L'exclusion des homosexuels du don du sang est "discriminatoire" et "intolérable". Sainte Roselyne, patronne des pd en tailleur à épaulettes jaune canari ! En même temps, elle s'est pas rendu compte de ça toute seule. Les associations de lutte contre l'homophobie, dont SOS homophobie qui travaille sur la question depuis 2005, ont dû la pousser un peu pour prendre la décision de lever l'interdiction faite aux pd de donner leur sang. Signalons aussi qu'elle ne fait ici que poursuivre les engagements déjà entrepris par Xavier Bertrand qui avait tenu au chaud le siège du ministère pendant le gouvernement Villepin.

Petit rappel : le sang prélevé par l'EFS (Etablissement Français du Sang) est bien sûr systématiquement testé. On pourrait donc penser qu'il suffirait de retirer le sang testé positif au VIH ou à d'autres maladies. Ce serait sans compter sur la "fenêtre sérologique" qui peut rendre le virus indétectable dans les quelques mois suivant la contamination. C'est d'ailleurs pour cela qu'après une prise de risque, le test est à faire immédiatement après et à renouveler 3 mois après. Bref avec cette fenêtre sérologique, les risques de faire rentrer dans le circuit du sang contaminé augmentent. Pour faire baisser ce risque de manière considérable (pas jusqu'à zéro, c'est impossible !), l'EFS procède à un petit entretien (organisé différemment selon les régions) permettant d'exclure les individus ayant eu des chances d'être en contact avec le virus et par conséquent d'être contaminés. Vous avez consomné de la drogue en intraveineuse ? Vous avez eu des relations sexuelles en échange d'argent ? Vous avez été en prison ?... Et vous êtes homosexuel ?

On le voit bien toute ces questions se basent bien plus sur la notion de population à risque que de pratique à risque. Ce qui est gênant pour deux raisons. Tout d'abord, comme le dit Sainte Roselyne, c'est discriminatoire. Déjà parce qu'être pd, c'est bien plus qu'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes, c'est se reconnaître dans une identité et dans une communauté plus ou moins diffuse. Ainsi on peut être pd et n'avoir jamais eu ou ne plus avoir de relations sexuelles. Oui pourquoi pas ? Il y a bien des homos de droite maintenant, pourquoi pas des pd abstinents ? C'est ça les avantages de l'intégration ! On peut aussi être pd sans s'être tapé toute son équipe de rugby sans préservatif ! Cela dit, cette situation n'intéresse pas l'EFS parce qu'elle considére, à juste titre, que la déclaration d'une sexualité protégée ne permet pas de réduire suffisamment le risque de prélever du sang contaminé : il peut y avoir des accidents ou une irrégularité dans la protection... L'EFS refuse donc de la même manière les hétéros qui déclarent avoir eu plusieurs partenaires dans les derniers mois... même s'ils se sont protégés. Dernier point, on peut être homo et vivre en couple monogame, fidèle, traditionnel... On pourrait dire qu'on est même plutôt incité à le faire. Ces pd-là devrait pouvoir donner leur sang au même titre que les hétéros vivant en couple (qui sont à peu près les seuls à pouvoir donner leur sang avec les personnes âgées en bonne santé et les abstinents). Mais jusqu'à présent ce n'était pas possible parce que pour l'EFS PD = Sida. D'autre part, il faut ajouter que cette notion de population à risque est aussi problématique en terme de prévention : les femmes qui sont de plus en plus touchées par le virus et qui en plus résistent moins bien aux traitements en savent quelque chose puisqu'on ne leur a jamais dit qu'elles étaient une population à risque.

Pour défendre son point de vue, y compris contre les directives de Roselyne Bachelot - il faut dire qu'ils sont un poil traumatisés par l'affaire du sang contaminé et que des ministres, ils en ont vu passer -, l'EFS fait appel à des données épidémiologiques et de savants calculs de risque. On peut même dire qu'elle refuse le terrain de la discussion sur les discriminations en s'abritant derrière une expertise pas toujours compréhensible par tous. D'ailleurs en 2000, je crois, quand avec mes copines de Prochoix et d'Act-Up Toulouse, on s'était affronté à l'EFS qui exclue les homos depuis 1983, on avait bien vu que leur discours n'était pas très classe quand on arrivait à les faire sortir des questions de prévalence dans une population donnée. Par exemple, quand on avait, lors d'une action, expliqué aux responsables d'un centre de prélèvement qu'il n'y avait aucune raison de refuser le sang d'un homo en couple monogame, ils nous avaient répondu en substance que les couples homos sont plus infidèles que les couples hétéros... et que malgré les déclarations lors de l'entretien les homos peuvent mentir ! Ok, ça s'appelle donc de l'homophobie !

Pour finir, je trouve ça plutôt atterant de voir qu'entre 2000 et aujourd'hui le discours de l'EFS n'a pas changé. D'ailleurs Jean-Daniel Flaysakier, monsieur santé de France 2, a consacré un article sur cette déclaration de Sainte Roselyne sur son blog. Clairement du côté de l'EFS, il nous explique de manière très scientifique que :

"Depuis (l'affaire du sang contaminé) des progrès énormes ont été faits en matière de sécurité, notamment avec des tests ultra-performants et aussi grâce aux mesures d’exclusion, sans doute parfois excessives, mais qui répondent aux mesures de précaution indispensable pour éviter de nouveaux drames."

De nouveaux drames ? Woaw ! Comment c'est puissant d'être PD ! Autant des fois je me sens comme une petite crotte, autant d'autres je me sens comme Phoenix dans les X-men. Elle a un pouvoir tellement immense que ça la dévore et que plusieurs fois elle manque bien de détruire l'univers. Je donne mon sang : je créé de nouveaux drames ! Je me marie : je déstabilise la civilisation entière et le parthénon tremble sur ses fondations ! J'adopte un enfant et là c'est carrément l'apocalypse avec vacarme de trompettes et anges armés jusqu'aux dents ! En fait, la vie des pd, c'est un peu Heroes ! Plus loin Jean-Daniel nous explique que :

"La décision que s’apprête à prendre Roselyne Bachelot-Narquin fera plaisir à Jean-Luc Romero et à un certain nombre de personnes. Elle va déplaire à beaucoup d’autres et, probablement, inquièter et effrayer même encore plus de monde."

On dirait que c'est bien là le coeur du problème. La peur. Peur du sang des pd ! Mais ce n'est pas forcément sur la peur du sida que repose la peur du sang des pd. C'est comme si ça allait plus loin. Ca vient de là-bas, tout au fond, dans le cerveau reptilien des réacs de tous poils, même ceux qui s'ignorent, qui rêvent de sang pur.

vendredi 7 décembre 2007

washing machine

Très inspiré, je racontais à ma copine K. qu'en ce moment, j'étais dans la machine à laver de la vie. Trop d'émotions, trop de bouleversements... trop vite, trop soudainement. Miracle de la bière, je filais même la métaphore : j'étais resté longtemps dans la panière à linge sale de la vie et, entre un vieux slip sale et une chaussette qui ne retrouvera jamais sa paire, j'avais fini par trouver ma place. J'étais au chaud, tranquille. J'aménageais mon petit jardin intérieur. Ma copine K. écoutait sans rire ! C'est parce que Jesus était dans le vin qu'elle buvait !

Et puis en marchant, ça a été comme une illumination. Vous vous souvenez ? Elle avalé, la machine avalé ! Dorothée, 1989. Je suis sûr que tous ceux qui sont nés en 1977 s'en souviennent. Sauf que dans mon souvenir, y'avait une histoire de machine à laver ! Bref, il aura fallu 18 ans pour que cette chanson remonte à la surface de mon cerveau sous la forme d'une métaphore idiote. Etonnant, non ?

mardi 4 décembre 2007

sans commentaires

Non, Johnny Hallyday, notre Madonna à nous, n'a pas que de bons amis. Attention, je ne dis pas qu'il y a des gens qui n'aiment pas Johnny, je dis seulement que Johnny devrait mieux choisir ses amis. Par exemple, il pourrait en choisir des plus intelligents. (attention, le monsieur qui a l'air sympa et détendu sur la photo n'est absolument pas concerné par ce qui va suivre)

Exemple :
Je voulais vous faire un compte-rendu d'un article lu dans Le Monde sur la fin définitive de la carrière de Jean-Philippe Smett ! Je voulais écrire des trucs dégeulasses : genre "Dieu existe : il met fin à la carrière de JH" ou "lifting + teinture blonde + cramage de la peau aux UV = Johnny pourrait bien avoir atteint l'âge de 208 ans !". Mais je n'en ai même pas eu besoin (c'est mon karma qui est content). Parce qu'en recherchant cet article, que je n'ai jamais retrouvé (j'ai même cru un instant avoir rêvé - drame), je suis tombé sur ça sur le site du nouvel obs ! Je ne résiste pas au plaisir !

"LA DERNIÈRE TOURNÉE DE JOHNNY HALLYDAY

"Il arrête aujourd'hui, il recommence demain"

Johnny Hallyday a assuré hier soir sur TF1 qu'il ferait, en 2009, sa dernière tournée. Est-il moins en forme que les Rolling Stones ou autres dinosaures ? Son annonce est-elle un coup marketing ?

- Il est aussi fort que Jagger et les autres vieux routiers du rock'n'roll. Il doit donc avoir de bonnes raisons, comme jouir de la vie ou rester avec sa famille. Mais je peux vous assurer qu'il se trouve en bonne santé. Johnny c'est Johnny. Il arrête aujourd'hui, il recommence demain. Il faut prendre cette annonce avec toutes les précautions du monde du rock'n'roll.

Sa tournée s'appelle "M'arrêter là", les fans s'attendaient-ils à cette décision ?

- "M'arrêter là" peut-être interprété de milliers de façons différentes. Sur les affiches, on le voit devant une porte. Cela peut signifier qu'il s'arrête devant une porte. Jean-Jacques Goldman a écrit une chanson qui s'appelle "Pigeons". Cela ne voulait pas dire qu'il voulait élever ou donner à manger aux pigeons. En revanche, je trouve l'affiche de cette tournée admirable et magnifique. Le présenter de dos est une bonne idée.

Voter Nicolas Sarkozy, jouer du blues, arrêter les tournées, s'occuper de sa famille : Johnny Hallyday est-il un rockeur ?

- C'est la rock'n'roll attitude. Et Johnny est dans la rock'n'roll attitude totale, à l'instar de Bruce Springsteen, Jimmy Page ou Eric Clapton. Il ne faut pas prendre cela au premier degré. Ce ne sont pas des gens comme vous et moi. Il faut tout comprendre à l'envers. Même si le rock'n'roll est une affaire sérieuse, tout cela ne l'est pas. Ou on tombe dans le bassin tout petit, ou on ne comprend rien. Comme Tintin au pays des rockeurs, quand on se trouve sur l'autre bord du trottoir, j'imagine que l'on observe cela avec étonnement.

Interview de Samuel Bernett par Alain Roux

(le lundi 3 décembre 2007)"

Pour info, Samuel Bernett est le biographe officiel de la star.

Chers amis, je vous invite à noter dans votre carnet de phrases cultes un petit top three qui parle de lui-même :

number 1 : "sur les affiches, on le voit devant une porte. Cela peut signifier qu'il s'arrête devant une porte."

number 2 - "Il arrête aujourd'hui, il recommence demain. Il faut prendre cette annonce avec toutes les précautions du monde du rock'n'roll."

number 3 - "Et Johnny est dans la rock'n'roll attitude totale."

dimanche 2 décembre 2007

Folk Singer

Un matin, je me suis réveillé une guitare à la main. Je n'ai jamais appris à en jouer et pourtant je me suis installé, une cigarette à la bouche, un café fumant posé sur le comptoir devant moi (dans une cuisine avec un bar et des tabourets hauts qui n'est pas la mienne) pour chanter des morceaux de blues à la façon Amérique blanche. Des trucs un peu triste, pas déchirants... rien sur la mort du soleil, pas de grands sentiments. Juste des chansons qui se chantent d'une voix douce, forcément un peu rocailleuse, et qui s'accompagnent d'une simple guitare. Dans le métro, je pouvais laisser mon regard se perdre dans le vague en chantant le quotidien du voyageur (mot plus joli et moins réactionnaire qu'usager)... Je ne voyais plus les affiches en quatre par trois. Mais je voyais les visages de ceux que j'aime s'approcher de moi en surimpression. Réalisation un peu seventies. Couleurs orangées. Peut-être même un orgue qui se perd au fond. Je ne vais nulle part. Je ne vais nulle part et je manque d'espace pour laisser suffisamment de liberté à mon bras et à mes poignets, des fois je gêne les gens qui sont assis autour de moi en balançant mes cheveux longs, lisses et brillants (ma coloc m'a appris comment les rendre brillants en les rinçant avec du vinaigre de cidre : ça marche).

C'est pas grave : ce ne sont que des cheveux.

Et puis en plus, je ne joue pas vraiment. Et mes cheveux n'ont pas bougé d'un iota sous ma casquette qui cache mes yeux. Ce n'est qu'une petite musique intérieure qui raconte des histoires plus belles que les affiches en quatre par trois. C'est un truc entre Bob Dylan et Cat Power (en photo). C'est joli et ça parle d'amour.

jeudi 29 novembre 2007

L'option disparition II

He walks away the sun goes down

He takes the day but I’m grown

And in your way

In this blue shade

My tears dry on their own

Ca y est ! Je savais déjà que ça allait arriver. Mais ça n'empêche rien. J'étais prévenu et j'essayais de me préparer. J'ai cherché à la Fnac des Halles le guide "Se préparer au départ de l'homme de votre vie à l'autre bout du monde", mais je ne l'ai pas trouvé. Apparemment aucun éditeur n'a pensé à ajouter ce titre à sa collection.

Quand j'ai raconté tout ça à une copine, elle m'a dit : "T'es vraiment le roi des plans lose !" Hum ! Je ne sais pas. C'est un plan lose de tomber amoureux d'un homme qui repart chez lui, en Australie ? Mouais ! J'ai pas non plus tout perdu : je reste quand même avec des souvenirs pleins les bras, ainsi qu'un rice cooker très pratique ! Et ça c'est bien !

J'ai aussi une petite photo... en double. Il tenait à faire cette photo dans un photomaton. Je trouvais ça tarte, mais je me suis laissé convaincre. La première pose fut la bonne. Nous sommes parfaits. C'est la première fois, ou presque, que je me trouve bien sur une photo. En sortant de la cabine, j'ai plié et replié la planche. Mordu la pliure pour l'imprimer dans l'épais papier photo. En tirant, j'ai découpé la feuille de deux. Deux photos pour lui. Deux pour moi. Dans mon portefeuille, un des bords de la bande de papier dépasse du porte-carte. Je vois son visage à chaque fois que j'ouvre mon portefeuille. Ca me fait sourire. Etrangement, c'est la même sensation que de marcher à ses côtés la main dans la main.

Autant vous dire que je n'ai pas vraiment travaillé aujourd'hui. Ca tombait bien : jour gris, froid, désespérant d'hiver... mon amour est parti. Et même s'il devrait revenir, j'ai préféré rester au lit en mangeant du Nutella, en écoutant "Tears dry on their own" d'Amy Winehouse (texte), en balançant ma tête sur "Need some air" du Black Rebel Motorcycle Club (et photo).

mercredi 21 novembre 2007

my guy

Quand il me fait un chocolat chaud, il ne verse pas du lait chaud sur du Poulain ! Non, non, non ! Quand il prépare un chocolat chaud, il laisse le chocolat chauffer longtemps. C'est un chocolat épais avec de la crème au-dessus. A côté de la tasse sur une petite assiette, il y a deux cookies aux pépites de chocolat. Il est comme ça !

mardi 20 novembre 2007

manipulation

Johnny Hallyday, notre Britney Spears à nous (Love you brit !), fait la une de Public. "Je manipule la presse people, et alors ?" Eh bien, j'ai envie de dire que c'est une bonne question. Et alors ? Qu'est-ce que cela peut bien nous faire ? Johnny est machiavélique ! So what ? Johnny sème les paparazzi à 310 à l'heure sur les routes de Provence ! Who care ! Johnny fait croire qu'il est suisse, et puis non belge, mais par son père... en fait il est français ! Johnny jette le trouble sur sa vie privée, sans arrêt ! Johnny on croit le connaître mais il fait un mégashow son et lumière à Las Vegas quand tout le monde pense qu'il se repose en Corse.

ET ALORS ?

Le problème, c'est que ce "Et alors ?" cache la partie la plus comique de la phrase : "Je manipule la presse people". Johnny : je t'adore, j'adore tes costumes en croco et Adeline (je suis pas fan de Laetitia), j'adore danser sur Toute la musique que j'aime aux mariages hétéros (oui, parce qu'il n'y a pas encore d'autres mariages qu'hétéro) et puis Quelque chose de Tenesse aussi c'est pas mal. Mais à qui veut-on faire croire que Johnny manipule qui que ce soit ?

samedi 17 novembre 2007

miniature

Le Grand Rex, c'etait hier soir une église, un amphitéâtre ou encore une scène underground envoûtée au sens propre du terme par un "personal disco". Polly Jean arrive, seule, au milieu de ses instruments et de ses machines. Guitare saturée ou piano, d'une voix grave ou haut perchée, elle fait vibrer les murs aussi bien qu'une diva. Mes voisins disent : "C'est un vrai récital !". Dans le mille. To bring you my love, Big exit, Rid of me ("Lick my legs" aaaahhhh !) qui font hurler une guitare aussi grande qu'elle. The Devil, Shame, Down by the water et surtout The Desperate Kingdom of Love qui remplissent la salle d'un religieux silence. Des petites guirlandes de lumière sur le piano, une (ou un ?) poursuite et ce fameux "personal disco" : de précieux détails d'enluminure pour un grand moment. Encore, Encore, Encore !

Pour ceux qui l'ont râté ou qui ne connaissent pas pj harvey (hum !) : on va de suite découvrir les petites vidéos de la tournée sur youtube ! Down by the water avec ce drôle d'instrument (quelqu'un sait comment ça s'appelle ?) est magnifique !

http://fr.youtube.com/watch?v=0q3x3PomocI&feature=related